Sextos #2 - Fâchée

Érotisme.

Expériences érotiques.
9 min ⋅ 14/05/2024

08:47 - Tu es fâchée …

08:58 - Tu m'as plantée trois fois ce week-end.

09:02 - Je sais, j’en suis désolé, hélas je n’ai pas été maître de mon emploi du temps. C’était vraiment un mauvais concours de circonstances et je t’assure que je suis le premier à le regretter.

09:03 - Hmmm. Je t'ai déjà dit le sort que je te réserverais si j'étais fâchée après toi il me semble ? Et là… je suis très très très en colère.

09:08 - 😈 ça me dit vaguement quelque chose en effet mais tu veux bien me le rappeler ? Histoire que je sache à quoi m’attendre…

09:12 - Jeudi tu vas venir me chercher à la gare, c’est un minimum, je me laisserais peut-être aller à un geste de tendresse en te voyant. Je dois bien admettre que, aussi fâchée que je sois, ça me sera difficile d’y résister.

09:13 - Ferme les yeux et imagine la douceur de mes lèvres contre les tiennes, elles sont chaudes, brûlantes même. Elles te communiquent tout mon désir, mon attente enfin récompensée après ce week-end d’intense frustration.

09:14 - Ma langue s'engouffre, s'enroule autour de la tienne, repart et te laisse un sentiment d'inachevé, reviens, te cherche, te goûte. Nous sommes sur un quai sans gare, sans train, sans personne tout à coup. C'est juste nos bouches qui se découvrent de nouveau, mon corps qui épouse le tien, déjà avide de la suite. Mes mains, impatientes et douces, qui caressent ton visage, se perdent dans tes cheveux, je tire dessus, c'est un faible avertissement et tu gémis de plaisir tout contre ma bouche. Je suis en train de me perdre, ma colère fond comme neige au soleil mais je n'oublie pas et j'aurai ma vengeance.

09:15 - Un baiser passionné et chargé de promesses donc avant de t'entraîner dans un lit. Ton appart, le mien, un hôtel, qu’importe du moment que ça nous offre une intimité totale.

09:17 - En chemin je te pose mille questions, comme à mon habitude, la curiosité, la joie de te retrouver, je te dévore des yeux et tu te dis que le pire est derrière toi, que tu seras maître de cette rencontre, que je t'appartiens déjà.

09:18 - Je crois me souvenir que tu espérais un premier acte brutal et intense ce week-end. Tu espérais me déshabiller très vite, me pénétrer durement, te décharger profondément en moi. Je te l'aurais accordé vendredi, et samedi, et même encore dimanche. Mais plus aujourd'hui, pas jeudi.

09:18 - Jeudi je me venge.

09:20 - Je t'ordonne de te déshabiller. Je me retiens de t'aider, je reste à une distance raisonnable. C'est difficile, mais je sais que j'aurais mon content de ton corps dans peu de temps. Pour l'instant tu souris, amusé. Tu essayes de me faire fléchir un peu, entre deux habits qui volent tu tentes de m'amadouer avec tes baisers, tu les déposes partout sur mon visage et dans mon cou, tu évites ma bouche, pour faire l'innocent, je te rejette, encore et encore. Ma volonté faiblit mais ne rompt pas. Maintenant que tu es enfin nu je vais t'attacher, les chevilles, puis les poignets, dans le dos. Tu vas te soumettre, tu vas t'offrir à moi, tu vas te faire pardonner.

09:21 - Je vais laisser un silence s'installer, juste à te regarder, droit, nu. Excité et excitant. Je savoure. Je t'ai attendu si longtemps... Je vais peut-être mettre un peu de musique, tout doux, j'ai des choses à te dire et il faut que tu puisses bien m'entendre. Puis, je vais me déshabiller. Lentement, langoureusement.

09:22 - D'abord ma jupe, que je laisse glisser jusqu'à mes chevilles. Je ne te lâche pas du regard. Je m'approche de toi, je me colle à toi, les yeux rivés dans les tiens.

09:22 - « Tu es beau à crever. »

09:23 - Tes sourcils se soulèvent, tu es gêné, tu rougis, tu veux rétorquer, me dire que j’exagère probablement mais je te fais taire.

09:24 - « Je ne veux pas t'entendre. Tu parles si je t'y autorise où si je te pose une question. Tu es à moi tant que je ne dirais pas le contraire. »

09:26 - Je soulève mon haut, lentement, tu le sens qui glisse entre ma peau et la tienne et tu sens ma peau qui se substitue à lui contre ton ventre, ton torse. Tu déglutis. Lorsque je le passe au-dessus de ma tête, ton regard en profite pour descendre sur ma poitrine. Généreuse, débordante. Ta respiration s'accélère, tu veux pencher la tête, les embrasser, à défaut de pouvoir les caresser mais je te redresse le menton, je t'en empêche. Mes mains vont dégrafer mon soutien-gorge qui glisse à son tour entre nous, avant de rejoindre ma jupe au sol. Cette fois ce sont mes tétons que tu sens, durs, contre ta peau.

09:27 - Je prends le temps d'en savourer l'effet, de savourer cette proximité.

09:29 - « Est-ce que tu sens ton cœur qui s'accélère ? Est-ce que tu sens la fièvre qui monte ? La frustration de ne pas pouvoir me toucher alors que je suis si proche ? Est-ce que tu commences à saisir ce que je ressens chaque fois que tu me délaisses ? Oh non chéri, ne prends pas la peine de répondre, je le vois à tes pupilles qui se dilatent, je l'entends aux battements dans ta poitrine, je le sens dans la tension de tes muscles. »

09:31 - Mes mains glissent sur mon ventre, j'attrape le rebord de mon collant et, très délicatement, je le descends sur mes hanches, mes cuisses, tout mon corps descend avec, mon visage glisse, lui aussi, sur ton corps. Mon nez te chatouille, passe sur ton nombril, sur ta belle queue dressée, gonflée, rouge, impatiente. Je suis accroupie devant ton sexe.

09:33 - « Oh chéri, est-ce un mouvement de bassin volontaire ? Tu souhaites peut-être me baiser la bouche ? Tu adorerais sentir la chaleur de ma langue sur ton gland, le frotter contre mon palais, l’enfoncer dans ma gorge et mes joues ? Mais tu devrais te douter que je ne te ferai pas ce cadeau. »

09:36 - Je me déchausse, je retire délicatement mes collants et je remets mes talons. Il ne me reste que ça sur le corps : ma petite culotte qui te cache mon sexe et mes talons, symbole qui te rappelle que c'est moi qui domine. Tout ce temps, ma bouche effleure ton sexe, mes joues glissent contre lui, tu es partout sur mon visage, mais impuissant. Je me redresse, je me colle à ton corps brûlant, et je commence à te caresser. Contre ma chatte je te sens dur, impatient, et j'adore ça.

09:37 - « Qu'est-ce qu'on ressent, si près du but, à ne rien pouvoir faire ? Je suis là, à portée de main, et pourtant... Tu ne peux pas m'avoir. »

09:40 - J'étouffe ta réponse dans un baiser langoureux. Je sens ton humeur qui s'assombrit, tu te débats contre tes liens, tu as envie de te libérer, m'attraper, me jeter contre le lit, par terre, me plaquer contre le mur, déchirer ma culotte et me démonter, me faire hurler, me soumettre. Je le sens, tu veux en découdre. J'attrape tes cheveux et je tire dessus, jusqu'à ce que ta gorge s'offre à moi, tu es à ma merci. Un grognement s'échappe de ta gorge. Oh oui, la frustration, je la sens bien en toi maintenant. Je m'approprie ton corps, je t'embrasse, je te lèche, je te mords, j'assouvie ma faim.

09:41 - « Tu m'as tellement manqué. Ton odeur, la douceur de ta peau, la fermeté de tes cuisses, la rondeur de tes mollets, tu me rends folle rien qu'à être, rien qu'à exister. »

09:43 - Ma main empoigne ton sexe, je te branle, deux trois mouvements à peine, juste pour t'entendre gémir, pour sentir ton gland qui mouille de désir dans la paume de ma main, pour voir ton regard se durcir un peu plus, pour te rendre incapable de répondre à mes provocations.

09:46 - Puis, mes mains passent sur tes fesses. Je les caresse, je les malaxe, je les pince. Je ramène une main à mon visage, et, tout en te regardant droit dans les yeux, je me mets à sucer mon majeur, je l’humidifie et tu n'as aucun doute sur ce que je vais en faire. « Est-ce que ça t'excite chéri ? D'être ma chose, de devoir te laisser faire, est-ce que ça t'excite l'idée que je te pénètre à mon tour ? »

09:49 - Ma main contourne ton corps, écarte tes fesses, masse ton orifice, lentement, j'absorbe toutes tes réactions, ton souffle qui s'accélère encore, l'hésitation dans ton regard, tu ne sais pas encore si tu vas me laisser faire mais tu en crèves d'envie. Tu es frustré, excité, curieux. Mon doigt s'enfonce en toi. Je te pénètre et j'en éprouve une sombre excitation. Mon doigt va et vient, tu gémis, tu me donnes des coups de bassin, ton corps réclame mais je n'en ai pas fini avec toi.

09:50 - Je te retourne, tu titubes, les chevilles toujours liées, doux rappel que tu es à ma merci. Tu es face au lit désormais. J'embrasse tes épaules avec tendresse et dévotion. J’ai toujours aimé embrasser la ligne de tes épaules, ta peau y est si douce.

09:51 - Tout doucement, je te fais avancer sur le lit, te mettre à genoux et te pencher en avant. Tu as la tête contre la couette, les mains dans le dos et les fesses en l'air. Je me délecte.

09:51 - « Tu es magnifique comme ça. À moi. Sexy et vulnérable. »

09:55 - Ma main se pose sur ta nuque et remonte sur tout ton dos, jusqu'à tes fesses, une caresse si légère que tu en frissonnes. Je libère tes chevilles en t’intimant de ne pas bouger et je m'installe entre tes jambes, derrière toi, je te caresse plus fermement, tout le corps. Ma bouche descend, je te mords les fesses, je te lèche de nouveau mais, cette fois, ma langue s'égare, tu la sens en haut de ta raie puis qui s'immisce entre tes fesses jusqu'à ton orifice que je mouille abondamment, ma langue appuie, chaude et humide. Mon doigt y retourne en relais, puis un deuxième. Peut-être trois ? Tu gémis. Moi aussi. J’aime te prendre.

09:56 - De temps en temps, ma main libre glisse vers l'avant et te branle un peu. Je te stimule dans tous les sens.

09:59 - « Que dirais-tu, si je te disais que c'est tout ce que tu auras ? Que tu n'auras pas mes seins, pas ma chatte, pourtant toute chaude et humide, juste ça ? Je vais te laisser attaché toute l'après-midi et tu devras te contenter du plaisir que je veux bien te donner, est-ce que tu penses que c'est un châtiment raisonnable ? »

10:03 - Non, bien sûr que non, tu me dis que je suis un peu dure, que tu es là pour mon plaisir aussi, que je dois te laisser faire. Oh vraiment ? Je ris de cette piètre argumentation. Tu négocies pour moi ou pour toi, là ? Je m'enfonce un peu plus fort, je te branle un peu plus fort.

10:04 - Les sons qui sortent de ta bouche sont indescriptibles. Tu prends ton pied mais ce n'est pas ce que tu veux. Et, enfin, tu me supplies. C'est d'abord un murmure, puis un cri.

...

Expériences érotiques.

Par Emilie Dujardin