Érotisme.
Viens, prends ma main. Je sais que tu as besoin de te détendre. Suis-moi. On va aller dans la chambre. J'adore ce regard que tu me lances, déchiré entre l'envie et le devoir. Ma main tendue s'avance encore un peu pour caresser ta joue. S'il te plait. Je te fais une petite moue aguicheuse et ma main glisse dans ton cou, sur ton torse, à travers le tissu de ton tee-shirt, une caresse légère et pourtant pleine de promesses. Tu saisis ma main au moment où je m'apprête à la retirer. J'ai gagné. J'aime être celle qui fait pencher la balance du mauvais côté, j'aime être la part d'ombre de ta vie, ton secret. Tes doigts s'enlacent aux miens, contraste de ma peau tiède sur la tienne, glacée et engourdie par un travail méthodique et consciencieux. Premier frisson. Je t'entraine, sans te quitter des yeux. On va se régaler. Je vais prendre soin de toi. Je vais te faire l'amour. L'expression n'aura jamais eu autant de sens que ce soir, je te le promets. La porte à peine fermée derrière nous, tu t'empresses de me saisir par les hanches, tes doigts accrochent déjà ma robe pour me la retirer. Tu es affamé, tu as besoin de contact, de chaleur, de sentir nos peaux qui se frottent, qui se trouvent, qui se caressent, qui glissent. Attends, attends ! Doucement. Qu'est-ce que tu fais ? Toi d'abord. Fais-moi confiance. Laisse-moi te déshabiller. Je ne prends pas mon temps, je ne suis pas non plus brutale, simplement efficace, je veux admirer ton corps, je veux jouer avec. Je te laisse seulement ton caleçon, pour ne pas déraper tout de suite. T'es beau, tu le sais ça ? Ne lève pas les yeux au ciel ! Je te jure, qu'est-ce que tu es beau ! Tu dégages tellement de charisme. J'ai toujours trouvé ça indécent. Tu te tiens là, devant moi, avec un mélange de pudeur et d'assurance. On va faire l'amour, on le sait tous les deux, c'est acquis, c'est inévitable, on a déjà envie de se posséder alors même qu'on ne se touche pas encore. Oui, nous allons faire l'amour et n'importe qui pourrait se satisfaire de ce simple fait, consommer comme si c'était banal, prendre sans faire attention. Mais pas moi. Je mesure ma chance à chaque fois. Tu n'es pas qu'une conquête, qu'un plan cul ou qu'un corps dont je peux disposer à volonté. Tu es toi et c'est pour ça que tu me plais tant, que tu me fais tant envie. J'adore toutes tes irrégularités, tes défauts et tes imperfections. Si on m'offrait tous mes fantasmes masculins sur un plateau, c'est encore toi que je choisirais. Je m'approche de toi, juste assez pour qu'on soit douloureusement conscient de notre proximité. Mais je ne te touche pas encore, je te regarde. Ce visage. J'adore tes pommettes hautes, je les caresse, une main de chaque côté, je prends ton visage en coupe, elles me font envie tes joues, je t'assure. J'adore la chaleur qui se dégage d'elles. Mon cœur cogne douloureusement, je crève de t'embrasser mais je me retiens. Je regarde ton nez. Il est beau ton nez, il a du caractère avec cette fracture mal résorbée. Je le touche délicatement, comme si j'étais effrayée de te faire mal après tout ce temps, mon doigt, curieux, glisse tout le long, de haut en bas, je l'embrasse ton nez, un baiser doux et silencieux. Je suis si prêt de toi, la tension est palpable dans la pièce mais on ne dit pas un mot. Je me perds dans tes yeux qui m'observent. Oh tes yeux. Ce nuancier de couleurs, cette douceur. Ton regard c'est un feu de cheminée en plein hiver, un chocolat chaud après une averse, le soleil qui réchauffe la peau quand vient le printemps, il ne m'évoque que des choses chaudes, douces, agréables. Une envie de me blottir. Je le vois presque ton regard comme je t'écris, les sourcils légèrement froncés, à te demander ce qui me passe par la tête pour que je t'observe si intensément, ton petit grain de beauté perdu au milieu de ton sourcil perplexe. Je l'embrasse lui aussi pour échapper à ton regard : ce qui s'y dégage est toujours trop puissant pour moi. Tu pourrais me demander ce que tu veux quand je m'y noie comme ça. T'es beau putain. Hypnotisant. Je m'arrête sur tes lèvres maintenant. Elles sont fines tes lèvres. À première vue par des lèvres faîtes pour embrasser mais tout dans ta gueule d'ange est trompeur. Tes lèvres c'est le Nirvana, quand elles s'ouvrent pour moi je ne réponds plus de rien. Elles sont pleines de secrets aussi. Elles cachent tellement bien tes sourires. Et quand elles acceptent de les dévoiler, c'est un tel bonheur. Cette moue amusée et réprobatrice quand je dis des bêtises ; celle, emprunte de gêne et d'humilité quand je te fais des compliments que tu ne penses pas mériter. Ce sourire qui éclate franchement quand je te taquine et qui fait fuir ton regard vers le ciel. Ta bouche connait tout sauf l'hypocrisie, tu as une multitude de sourires à offrir mais tu le fais avec modération, il faut les mériter. Et, entre tous, celui que je préfère, c'est le sourire que tu as quand tu sais que ce que tu dis ou ce que tu fais est une bêtise. Ce sourire de sale gosse qui a dû en faire craquer des tas, dont moi, idiote que je suis. J'ai envie de te sauter au cou, de saisir ces lèvres entre les miennes, de les mordre, d'onduler du bassin sur le tien. Tout pour faire disparaître ce petit sourire satisfait qui flotte. J'ai envie d'engouffrer ma langue et de rencontrer la tienne, j'ai envie que ça devienne violent, animal. La pulsion est intense et je peine à la maîtriser. M'arrêter sur tes lèvres était une très mauvaise idée. Je vais plutôt regarder tes cheveux. Mais je ne sais pas si c'est mieux. Ils me donnent envie de plonger dedans, de les caresser, de les agripper, de les sentir contre mes seins, tout doux, entre mes cuisses, me chatouiller, très excitant. Non, non, il faut que je me calme, que je respire. Mes mains descendent sur ta nuque, glissent le long de tes épaules. Tes merveilleuses épaules, solides, larges et douces. J'ai les jambes en coton. Tu sens mon trouble et tu me serres dans tes bras. C'est tout de suite mieux, je me sens en sécurité. Et excitée. T'es enveloppant. Rassurant. Ta peau, ton parfum. J'ai toujours su que je ne pourrais jamais les oublier. Mes mains tièdes sont sur ton buste. Tu les sens ? Je te titille un téton, puis l'autre. Par provocation et par défi mais, encore une fois, je finis par être encore plus excitée que toi. Comment ne pas s'égarer face à toi ? Je n'ai jamais eu la moindre chance de pouvoir passer mon chemin. Tu dégages quelque chose. Quelque chose de spécial qui me fait vibrer toute entière. Tiens, ton ventre par exemple. J'en rêve. J'ai envie de l'embrasser, d'y coller mon visage, sentir sa douceur contre ma joue, ta respiration lente et apaisante et, surtout, sentir ta queue qui durcit. Ta queue qui n'est jamais insensible lorsque mon corps se colle au tien comme ça. Qu'est-ce que ça me fait bander d'exciter quelqu'un comme toi, d'avoir ce pouvoir sur ton corps que j'adore, la capacité de te donner envie de moi et de me faire du bien. Sors-la, cette belle queue qui me plait tant. S'il te plait. Tu sais, c'est un peu Noël à chaque fois que tu me la montres… Tu desserres ton étreinte, pour répondre à mon désir, pour me faire plaisir. Tu le fais tout doucement pour observer ma réaction, j'ai un frisson d'excitation rien qu'à voir l'élastique de ton caleçon glisser sur ta peau. Elle apparaît lentement, tendue et à l'étroit, le gland en avant, prêt à donner du plaisir. Putain oui, elle est trop belle. Cette légère courbe et ce renflement à l'avant qui me fait toujours un bien fou. Je comprends mieux le qualificatif de « gourdin » depuis que j'ai fait sa connaissance. Ce n'est rien qu'une arme de plus à ton actif. Ton corps entier est un arsenal, tu m'as braquée le soir où l'on s'est rencontré. J'étais innocente, candide, sans émoi. Je ne savais pas ce que c'était que de rencontrer quelqu'un comme toi, j'avais toute une quête à mener, tout un monde à découvrir et rien pour me défendre. Mais je m'égare encore. C'est de ta faute aussi. Sois moins excitant ! Quoi que… non, vas-y envoie moi du rêve, saisis cette belle queue et branle-toi pour moi. Prends ton pied, comme ça, tranquillement, fais la gonfler, grossir, durcir. Je veux voir ton beau gland appétissant luire d'excitation pendant que je te pelote le cul. J'adore ton cul. Rond, ferme et tendre. Je fais le tour de ton corps pour te mater. Je pourrais me régaler de tes belles fesses toute la nuit. Tu sais ce qu'on dit, qu'au bout du tunnel on voit la lumière ? Bah moi, quand je ferme les yeux, je vois ton cul, partout ton cul. Cette peau de pêche, la petite cicatrice en haut de ta raie, même ta raie a du caractère, tout ton corps est une histoire. Tu me fascines, tout est à lire et à aimer. J'ai envie de te mordre. C'est une pulsion primaire, violente, mais je résiste. Je parviens, de justesse, à me remettre face à toi avant de commettre mon méfait : je ne veux surtout pas te détourner de la branlette que tu es en train de t'offrir. T'es tellement magnifique dans ta virilité victorieuse, tout puissant. Tes yeux s'écarquillent légèrement de surprise, j'ai profité d'être cachée à ton regard pour me déshabiller dans ton dos et tu comprends que bientôt je vais t'attirer dans le lit, que je vais te faire du bien à mon tour et, tout excité, tu te branles encore plus fort et je te regarde faire. T'es sublime, attirant, enivrant, excitant… tu prends ton pied et ça me donne trop envie de te goûter, parce que je sais à quel point tu aimes ça et, surtout, à quel point tu es délicieux. Je tombe à genoux sans vraiment réfléchir. Oh oui, je me régale, t'es trop bon. Ce gros gland dans ma petite bouche affamée, je le dévore, je l'enfonce dans ma gorge. Je gémis je t'aspire, je promène ma langue tout autour, tout le long de ta verge, je ne la touche pas, mes mains sont agrippées à tes beaux mollets, ce n'est que ma bouche qui prends tout, qui humidifie tout, ma bouche chaude et accueillante. « Ma chérie, je vais jouir si tu continues, s'il te plait, ne me fait pas ça, j'ai tellement envie de te prendre… » Je me redresse, obéissante et ravie : je ne désire que de t'accueillir en moi. Pose tes mains sur mon corps mon amant adoré. Touche-moi, caresse-moi. J'aime tes mains comme tout le reste. Tu as des paumes puissantes et tièdes et de petits doigts, des doigts qui furètent, qui cherchent, qui caressent, qui font du bien. Il y a de la rondeur dans tes mains, un mélange de délicatesse et de puissance. J'aime qu'elles parcourent mon corps, qu'elles se perdent sur moi et surtout en moi. Je me donne toute entière à tes mains. Perdue, abandonnée, prise, domptée. Une jambe repliée sur tes hanches tandis que tu m'explores sans timidité. Un doigt, puis plusieurs. Tu te régales de me sentir si humide pour toi. Tu me pousses sur le lit, j'y grimpe à genoux et toi aussi, on se fait face en silence, la respiration saccadée, savourant ces dernières secondes avant de plonger ensemble dans d'autres plaisirs. Je saisis ta main, celle qui s'est approprié mon sexe, je pose mes lèvres sur tes doigts, j'embrasse les extrémités, je les goûte, je les suçote, ils sont plein de ma mouille et elle se mélange à la tienne dans ma bouche. Je vois tes lèvres s'entrouvrir légèrement sous l'effet de l'excitation. « Dis-moi ce que tu veux, tout ce que tu voudras est à toi. » Alors tu me demandes de me retourner mais tu n'as même plus la patience de me laisser faire, tu me saisis par les hanches et tu accompagnes mon mouvement avec brutalité, ce petit jeu t'a affamé, je te sens guider ton sexe sans plus attendre. Tu en as besoin. Évacuer la frustration, le désir que j'ai fait naître. Déconnecter de la réalité, s'abandonner à un plaisir pur, tu t'enfonces dans un râle de bonheur, tes mains malaxant mes fesses et je t'accompagne en cambrant un peu plus les reins. Tu te saisis de mes cheveux et tu tires, d'abord doucement, juste pour accompagner ton rythme. Ça claque sensuellement, on entend nos peaux frotter, tu prends plaisir à regarder ton sexe entrer et sortir, prendre toute la place, entendre mes petits gémissements à chaque fois que tu t'enfonces jusqu'au bout, mes fesses qui dansent en rythme et cet anus qui te nargue, qui se démarque, plus sombre que le reste de ma peau claire, parfaitement rond et si petit, qui se contracte au rythme de mon plaisir, peut-être plus tard dans la nuit tu lui feras sa fête à lui aussi, l'idée t'excite, alors tu accélères, crescendo, de plus en plus vite et fort, nos corps s'entrechoquent, ça fait de plus en plus de bruit, tes couilles claquent sur le bas de mes fesses et mes gémissements se transforment en cris, tes ongles s'enfoncent, griffent ma peau, c'était plus ou moins inconscient comme geste, mais tu éprouves une étrange satisfaction à me marquer et tu accélères encore sans plus prendre garde à me ménager et tu sens que je me contracte autour de ta bite, de plus en plus fort, tu me rends tellement folle, c'est tellement bon d'être prise par toi, je suis déjà à deux doigts de jouir alors tu t'arrêtes net « Oh non, non, tu ne vas pas jouir maintenant, je te l'interdis tu m'entends ? Tu vas jouir très exactement quand je te le dirais. Si tu jouis maintenant je t'attache à ce lit et tu y passeras la nuit, seule » Je gémis de frustration en réponse, je sais que tu en es capable, se rendre fous c’est ce que nous faisons de mieux toi et moi. Les poings contractés sur les draps à tenter de maîtriser ce qui devrait être libre de s'exprimer, mon orgasme reflue, je me concentre sur ma respiration, sur le rythme de mon cœur, j'essaye d'oublier à quel point ta bite, enfoncée en moi me fait du bien, j'essaye d'ignorer ce léger mouvement de hanche que tu m'infliges juste pour me torturer et rendre ton ordre plus difficile à honorer. Tu tires un peu plus sur mes cheveux, ton autre bras me ceinture, tu m'attires à toi, toujours fourré en moi, mes épaules s'adossent aux tiennent tandis que ton visage plonge dans ma nuque pour la dévorer. Tu reprends tes va-et-vient lentement, en prenant garde de ne pas sortir par inadvertance de ma petite chatte trempée et glissante. J'ai du mal à réfléchir, mon dos, complètement cambré, est douloureux ; tu continues de tirer sur mes cheveux et c'est douloureux, tu me mords et c'est douloureux mais tu es en moi et c'est tellement bon que ça surpasse tout le reste, j'oublie la douleur, je fais corps avec elle, pour ne sentir que ce bonheur de ta queue qui remplit mon vagin, qui stimule mon clitoris et je sens que l'orgasme revient à toute vitesse et j'espère que tu vas me laisser y succomber mais tu l'as senti aussi et, là encore, tu me l'interdis sans stopper tes mouvements pour autant. Pourquoi tu me fais ça ? Comment je suis censée y arriver ? C'est beaucoup trop bon. J'essaye mon amour, j’essaye de toutes mes forces de reprendre mes esprits, d'oublier ton corps contre le mien, en moi, ton odeur, ta peau, ta voix, mon plaisir et le tien surtout que je sens monter, mais c'est tellement difficile, j'ai envie de me laisser aller, j'ai envie de pleurer tellement c'est difficile de me contenir, je n'ai jamais eu le corps aussi tendu de toute part, je suis désespérée, je te supplie, j'ai l'impression que je vais imploser je suis tentée de tout lâcher mais je ne veux pas passer la nuit loin de tes bras alors j'essaye encore et là un sanglot m'échappe, pitié ! C'était le signal que tu attendais. Tu me jettes sur le dos brutalement, contre le matelas, et tu t'allonges sur moi, lourd, chaud, puissant, tendre, dominant, possessif, tu prends tout, tu écartes mes cuisses et tu me reprends, je hurle de plaisir tellement mon clitoris est bandé et enserre ta bite, je te sens tellement fort, c'est merveilleux. Et tu m'ordonnes de tenir encore un peu, jusqu'à ce que tu m'autorises et pendant une seconde je te déteste pour ça. Mais ton rythme s'accélère et mon bassin y répond, on s'accorde parfaitement, de plus en plus vite, l'orgasme arrive, pas seulement le mien, le tien aussi, je le vois dans ton regard, je t'en prie ne me demande pas de m'en priver de nouveau, je ne pense pas en être capable. Quelles que soient les conséquences. Mais cette fois c'est le bon moment, tu veux qu'on vienne en même temps, tu redresses ton torse, ta main agrippe ma gorge, y prend appui, tu me démontes violemment, uniquement à l'écoute de ton plaisir, le regard fou, et tu me dis enfin ce que je veux entendre : « Maintenant ! Jouis ! Maintenant ! Cris ! Je veux te sentir jouir, vas-y, lâche tout, lâche-toi, viens pour moi, jouis avec moi, maintenant ! » et, dans un cri simultané, on s'abandonne au plaisir qu'on s'est donné, je me suis tellement contenue que mon orgasme a une puissance inégalée, je le sens exploser dans chaque muscle, chaque veine, chaque organe, sur chaque centimètre carré de ma peau, c'est toi qui fait ça, toi, toi, toi. Toi et ton putain de corps à tomber. Tu t'es vidé en moi, j'ai la chatte en feu, pleine de toi, quel bonheur. Tu t'effondres sur moi, transpirant, comme j'adore, tu me fais chavirer je te jure, des échos de mon premier orgasme me parcourent tout le corps rien qu'à te sentir contre moi et, dans le creux de ton oreille, je n'ai qu'un mot à glisser, que je répète comme une prière, à l’infini, désorientée par le maelström de mes émotions : « Merci, merci, merci, merci.»
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